Campagne électorale : les candidats actifs dans Chicoutimi-Le Fjord
La campagne électorale fédérale entre dans son dernier droit. À une semaine du jour du scrutin, les candidats redoublent d’efforts pour convaincre les indécis. Dans la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord, les représentants des partis sont actifs. Certains ont sourcillé lorsque le chef du Bloc québécois a prédit une victoire des libéraux de Mark Carney. Les candidats estiment que la campagne est loin d’être terminée. Le candidat conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel. Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Le candidat libéral Stéphane Proulx dit poursuivre son travail sur le terrain, malgré les déclarations d’Yves-François Blanchet. Le candidat bloquiste, lui, défend les propos de son chef. Le candidat bloquiste dans Chicoutimi-Le Fjord, Marc St-Hilaire. Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Dans Chicoutimi-Le Fjord, les quatre candidats rencontrés disent tous avoir la même stratégie d’ici la fin de la campagne électorale. Ils comptent demeurer actifs sur le terrain jusqu’à la toute fin. Le candidat libéral dans Chicoutimi-Le Fjord, Stéphane Proulx. Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Le député sortant de la circonscription, le conservateur Richard Martel, semble confiant. Même si les sondages sont plutôt défavorables au Nouveau Parti démocratique, le candidat Raphaël Émond ne se laisse pas ébranler. Le candidat néodémocrate dans Chicoutimi-Le Fjord, Raphaël Émond. Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier De son côté, le bloquiste Marc St-Hilaire aurait aimé voir des sondages régionaux pendant la campagne. Le scrutin aura lieu le 28 avril.Je pense que les électeurs ne croient plus que M. Poilievre va être premier ministre du Canada
, a dit le chef bloquiste vendredi.M. Blanchet, il les aime, les libéraux, hein. Il les a soutenus tout l’hiver [...] Moi, je pense qu’il faut se concentrer sur la job qu’on a à faire
, soutient le conservateur Richard Martel.
C’est sûr que j’ai trouvé ça malhonnête un petit peu de la part de M. Blanchet de déclarer tout de suite un vainqueur, alors qu’il reste encore une semaine. La plupart des gens n’ont pas voté, donc, vraiment, je m’interroge sur la pertinence d’une telle déclaration
, déclare de son côté le néodémocrate Raphaël Émond.Il ne faut pas abandonner, moi je continue. Je commençais ici dans ma région avec peu de moyens, alors, moi, je n’abandonne pas, puis j’attends toujours le débat avec monsieur Martel, qui se faufile un peu partout
, mentionne-t-il.Il faut faire une lecture nationale, puis on voit la tendance qui se dessine. Les libéraux, ils ont été déterminés par l’Ontario, par la Colombie-Britannique, puis par l’Atlantique. Donc, on peut prédire une victoire du Parti libéral, d’ores et déjà. Cela dit, ça ne veut pas dire qu’il faut leur donner un chèque en blanc
, estime Marc St-Hilaire.
Rester sur le terrain
C’est serré. C’est sûr que c’est serré. Comme je vous ai dit, je n’abandonne pas. Il ne faut pas abandonner. Je rencontre des gens, puis on partage les idées. Je fais connaître mon parti
, explique le libéral Stéphane Proulx.
On a un bon feeling. Les réponses sont bonnes à la porte, mais il reste qu’on n’est jamais trop confiant dans une élection. L’important, c’est de faire notre travail, de tout faire, hein, pour être certain qu' on est à notre meilleur.
Écoutez, il y a déjà eu des députés NPD au Saguenay-Lac-Saint-Jean. On a vu des revirements dans les campagnes jusqu’à la dernière minute puis, moi, je pense que chaque vote compte. Je laisserai le soin aux électeurs et aux électrices de se prononcer sur ça
, indique-t-il.
Ce qui est dommage, c’est qu’il n’y a pas eu de sondages locaux. Cette élection-ci, il n’y a eu aucun sondages régionaux. Tout ce qu’on a, c’est des projections sur des tendances nationales, donc ça vaut ce que ça vaut. Présentement, on est tous à l’aveugle
, laisse-t-il tomber.
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